Maintenant, le dialogue : ma réaction face à la crise des gilets jaunes

Ce mardi 4 décembre, après une entrevue avec les députés LREM et du Mouvement Démocrate, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé des mesures fortes qu’il a lui-même qualifiées de mesures d’apaisement :

➡️ La hausse du carburant pour 2019 est annulée.
➡️ La suppression de la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité.
➡️ Les mesures relatives au contrôle technique des véhicules le sont également.

Le Premier ministre a été clair : si la concertation qui s’ouvre aujourd’hui et pour 6 mois n’aboutit pas, cette suspension sera définitive.

Il appartient maintenant au Commissaire aux Finances que je suis, de soutenir notre rapporteur général du budget, de trouver des recettes ou des économies qui correspondent et pas seulement pour 6 mois mais pour un an. Car la meilleure réponse au scepticisme face à ces mesures est de les supprimer pour l’intégralité de l’année, sachant que les conclusions de la concertation devront faire l’objet d’un débat démocratique lors d’un PLFR (projet de loi de finances rectificative) dédié à ces questions. On ne peut pas non plus prendre le risque de voir la France revenir en processus de déficit excessif qui conduirait à un nouveau surendettement de ce pays.

Dès lors, et après avoir rencontré la semaine dernière une délégation de « Gilets Jaunes » du Pays-Haut, en plus des maintes propositions de rencontres avortées ou programmées le week-end prochain, j’estime qu’un retour au dialogue républicain est la seule voie.

J’y prendrai ma part y compris au niveau territorial car la France ne peut continuer à se déchirer dans des conditions qui deviennent dangereuses pour l’économie de nos territoires. J’exhorte, en tout état de cause, les tenants du « dégagisme » à la retenue car quand tout le monde finit par dégager, c’est le chaos.

2018-12-06T21:20:36+00:00 04/12/2018|A l'Assemblée, Sur le Terrain|