Réunion projet A31 BIS

 

A31bis « Nous sommes en train de régler un problème qui ne sera plus (ou moindre) d’ici quelques années. »

Discussion à bâtons rompus, mercredi 15 janvier dernier, avec le Cabinet de Jean-Baptiste Djebbari, Secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, chargé des Transports sur les problématiques d’engorgement et de migrations pendulaires de l’axe autoroutier A31 Thionville-Luxembourg.

Alors que :

– le rapport du COI indique l’urgence de l’aménagement du secteur Nord,

– l’instauration d’un péage est une condition nécessaire pour permettre de garantir la réalisation du projet A31bis sur le secteur Nord dans des délais maîtrisés sur cet axe autoroutier déjà impacté par un trafic saturé,

– nous nous dirigeons vers un mix de solutions : à savoir un passage à 2×3 voies sur l’A31 avec 1 voie réservée pour les transports collectifs, un objectif de tripler le développement de l’usage du covoiturage et de doubler le taux des TER,

L’actuelle stratégie d’aménagement de ce tronçon nordique démontre un risque du déport du flux sur les routes et autoroutes voisines qui sont quant à elles gratuites.

La problématique des migrations pendulaires ne sera pas résolue par la mise en place de cette concession, elle sera simplement déplacée géographiquement en raison de la spécificité du territoire transfrontalier.

Les routes dites « secondaires », comme l’A30, la RN52 ainsi que la RD196 pour rejoindre le Luxembourg se transformeront en zone de délestage interne entre le bassin de Longwy en empruntant l’A30-RN52, lesquels avec 2,7 kilomètres et 11 minutes de moins permettent de rejoindre la Belgique en passant par le Luxembourg gratuitement.

Il faut que la solution proposée par le nouveau tronçon de l’A31bis tienne « la route » en s’attelant à anticiper les problématiques endéans les dix années pour trouver des véritables solutions aux problèmes engendrés par les solutions de demain. 

Car la solution trouvée ne correspondra pas à la réponse proposée quand elle sera en place. Le prochain problème c’est celui-là, travaillons ensemble dessus !

Vous l’avez compris, je continuerai à suivre ce dossier avec largesse au regard du fait que les conseillers techniques ministériels doivent être avisés des impacts ainsi que des solutions à mettre en place pour mieux prendre en compte les enjeux des migrations pendulaires impactant la bande transfrontalière depuis de nombreuses années et celles à venir.

2020-01-20T16:45:44+01:00 20/01/2020|A l'Assemblée, Sur le Terrain|